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 tommy/siobhan

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MessageSujet: tommy/siobhan   Mer 20 Avr - 19:43

Tommy Banks a écrit:
Il était monté au 7ème, pour boire quelques bières avec des amis. Mais Tommy n'avait pas le cœur à la fête. En ce moment, il n'avait pas le cœur à grand chose à vrai dire. Toute cette histoire avec June, ça le perturbait. Et au milieu de tout ça, y avait Evie qui continuait de hanter ses pensées. Qu'il continuait d'épier, comme un stalker. Bon sang, si elle savait... Elle prendrait probablement peur. Et pour ne rien arranger, Jimmy s'était barré. Il s'était trouvé une nénette, plutôt friquée et elle l'avait embarqué dans sa folie du tour du monde. Jimmy lui avait bien proposé de se joindre à eux, mais Tom n'avait pas voulu. Il en avait assez des coups foireux de son ami. Des plans qui tournent mal. Et puis, il n'avait pas plus envie de leur tenir la chandelle et de les écouter baiser toutes les nuits dans la tente d'à côté. Sans façon. Résultat, il se retrouvait seul dans son appartement miteux. Incroyablement seul. Jamais il n'aurait pensé que ça pourrait le peser autant. Il avait déposé une petite annonce, pour prévenir qu'il cherchait un nouveau colocataire. Ou une. Il n'était pas regardant. Mais les dix personnes qui s'étaient présentées chez lui... C'était catastrophique. Et il avait dû leur refuser la colocation, un par un. La seule personne qui lui avait semblé un tant soit peu normale, c'était une jeune de 20 ans. Le hic ? C'était qu'elle viendrait avec son bébé de 4 mois. Hors de question pour Tommy de vivre avec un môme. Jamais. Mais il avait bien conscience qu'il allait finir par devoir être moins regardant. Il ne pourrait pas assumer le loyer seul bien longtemps. Il était déjà un peu dans la merde en fait.

Ce fut donc aux alentours de 22h, un peu dépité, un peu fatigué, qu'il décidait de quitter la soirée, malgré les protestations et les taquineries. Il abandonnait sa bière à moitié entamée et quittait l'appartement, tout au fond du couloir. Les mains dans les poches, il avançait rapidement, pressé de retourner chez lui. Mais en passant devant une porte, il fut interpellé par des cris. Il s'arrêtait, méfiant et se rapprochait de la 703. Il posait une oreille contre la porte, sans gêne et tentait d'identifier ce qui se passait à l'intérieur. Mais le remue ménage était tel, qu'il ne parvenait pas vraiment à saisir des mots. Il finissait par se détacher de la porte et haussait les épaules. Pourquoi se faire du souci ? Dans cet immeuble, ça gueulait tout le temps et partout. Il n'y avait probablement pas de quoi s'inquiéter. Mais au moment où il allait faire demi-tour, ses yeux furent attirés par un mouvement au sol. Qu'est-ce que.. ? Il reculait d'un pas, d'abord surpris. Et puis, les connexions se firent dans son cerveau. Il revenait vers la porte et se mettait à tambouriner dessus, dans l'espoir d'attirer l'attention des habitants. Hey ?! Vous avez besoin d'aide ?! Qu'il criait à travers la porte, histoire de s'annoncer un peu. Avec l'explosion qu'il y avait eu au 5ème étage il y avait peu, ça avait abimé et fragilisé pas mal de choses dans l'immeuble. Et, depuis, plusieurs personnes avaient eu divers soucis.
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MessageSujet: Re: tommy/siobhan   Mer 20 Avr - 19:44

Siobhan Barajas a écrit:

Deep in the water


Tommy & Siobhan

T’es un petit peu en panique. En panique, parce que soudainement, t’as la canalisation d’eau qui a explosé (en fait, tu sais pas trop si c’est le bon terme, mais dans tous les cas, ça revient au même) : ton parquet est totalement inondé et toi, t’es là, comme une cruche, à courir partout en gueulant. Tu tentes vainement de limiter les dégâts, tu récupères des chiffons, des couvertures et même un vieux jean pour les foutre à terre et éviter de tout bousiller par la suite. T’es ici depuis peu de temps et voilà que tu te retrouves dans la merde. Non vraiment, tu n’aurais jamais pensé avoir autant de poisse que maintenant. Entre le fait de te retrouver au même étage que ce crétin de colombien, d’avoir une responsable qui te casse les pieds et … ça. T’es au bord de l’explosion. En plus, t’es un peu à fleur de peau en ce moment, la fois dernière, t’as même pleuré devant un épisode d’une série où le méchant se faisait tuer (injustement). Il fallait vraiment que tu sortes et que tu ailles te changer les idées, ça te ferait du bien. T’avais toujours pas envie de peindre, surtout avec le cadeau de ta mère, parce que ça te rappelait la mauvaise soirée que tu avais passé pour tes 25 ans (la faute de ce connard d’Ugo).
Peut-être que tu devrais appeler Andy ou même Tennessee et sortir avec l’un d’eux (ou les deux en même temps!)

« - OK OK. Panique pas Sio, panique pas… JODER, JODER, JODER ! Canalisation de mi culo ! »

T’es déjà en train d’imaginer les zéros s’aligner si jamais tu appelles un plombier (en plus, le seul que tu connaissais qui était dans le coin était un gros pervers que tu avais déjà insulté). Tu savais vraiment pas quoi faire et pour le coup, seule l’idée de te prostituer pour payer tout ça te venait en tête. Alors tu proclamais des insultes envers l’eau qui t’arrosait et s’infiltrer au sol.
Puis t’entends quelqu’un gueuler derrière ta porte (tu penses que c’est Dieu qui t’envoie l’un de ses anges, histoire de s’excuser de toutes les merdes qu’il te fait subir ces derniers temps) et tu ouvres expressément la porte pour y découvrir un gars, tatoué surement de la tête aux pieds.
Ok, tu sais pas trop quoi penser pour le coup. D’habitude tu serais sur ta réserve, à t’imaginer que c’est l’un de ces dealers ou quoique ce soit (un sorte d’Ugo bis) mais là, t’étais vraiment désespérée. Tu le regardes, un peu suppliante et tu pries pour qu’il ait des compétences en plomberie.

« - Oui. J’ai… Ma canalisation a pété. Déjà qu’on est dans un lugar de mierda, si maintenant on doit nager pour vivre… » Elle rigole, un peu amère, ne sachant trop quoi faire « - Dites-moi que vous êtes mon sauveur et que vous saurez me réparer ça ? Je vous en prie… »


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MessageSujet: Re: tommy/siobhan   Mer 20 Avr - 19:44

Tommy Banks a écrit:
La porte ne tarde pas à s'ouvrir, dévoilant une grande blonde à l'air paniqué. Et y a de quoi. Tommy jette un coup d’œil derrière elle, le sol est inondé et elle a les pieds trempés. Il lui lance un petit regard compatissant. C'est le genre de galère qui en déprimerait plus d'un. Oui. J’ai… Ma canalisation a pété. Déjà qu’on est dans un lugar de mierda, si maintenant on doit nager pour vivre… Lugar de mierda. Il hausse un sourcil. Il n'a jamais fait espagnol, mais il a suffisamment entendu cette langue au quartier pour deviner, en gros, ce qu'elle veut dire. Pourtant, à la voir comme ça, il n'aurait pas dit qu'elle pouvait avoir des origines latines. Mais pourquoi pas. Dites-moi que vous êtes mon sauveur et que vous saurez me réparer ça ? Je vous en prie… D'un seul coup, y a comme une montée de stress qui l'envahit. C'est con, mais la simple idée qu'elle puisse compter sur lui et uniquement sur lui, ça le paralyse. Ça l'angoisse. Il déteste ça. Pourtant, on parle juste d'une fuite d'eau. Mais c'est plus fort que lui. Il déglutit et s'engueule intérieurement. Il a pas le temps de faire son mec fragile. De bafouiller. Et il peut encore moins s'enfuir. Il peut pas la laisser comme ça, la pauvre. Alors il inspire et il se reprend. Sans qu'elle le lui autorise verbalement, il pénètre dans l'appartement. Je vais voir ce que je peux faire. Ses connaissances en plomberie étaient assez limitées. Mais dans sa famille, il n'y avait jamais eu les moyens de se payer des professionnels. Tommy avait apprit à bricoler des tas de choses. Alors il se démerdait. Il écrase les chiffons et les couvertures trempés qui recouvrent le sol et il s'accroupit devant la fuite. En quelques secondes, il est trempé lui aussi, mais il n'y fait pas attention. Il est concentré. Vous avez une pince ? Qu'il demande, pressé. Mais c'est vrai que c'est pas trop le genre de choses que les gens collectionnent dans le coin. Il se relève et part en courant. J'reviens ! Qu'il lance. Il remonte le couloir et s'engouffre dans l'appartement qu'il avait quitté juste avant. Ben, t'as du mastique ? Les gars ne comprennent pas. Le fameux Ben vient à sa rescousse et lui refile les quelques outils qu'il a, mais pas de mastique. Alors Tommy prend ce qu'il trouve, il improvisera. Il revient vite chez l'inconnue. Je vais trouver une solution. Qu'il promet, un peu essoufflé. Et il se remet aussitôt au boulot. Un genoux par terre, les mains luttant contre le jet d'eau. Quelques minutes s'écoulent, interminables. Mais bientôt, le jet disparait. Tommy cesse tout mouvement et attend quelques secondes. Ça tiens. Il esquisse un bref sourire et se redresse. Bon... ça va pas tenir très longtemps. Jusqu'à demain tout au plus. Faudra acheter quelques pièces spéciales pour vraiment réparer tout ça. Une fois sur ses deux pieds, il constate l'ampleur des dégâts. Il est mouillé de la tête aux pieds, mais ce n'est pas pour lui qu'il s'inquiète. L'appartement semble avoir été transformé en piscine pour bébé. Il passe une main dans ses cheveux, pour les plaquer en arrière. Ça craint. Souffle-t-il, a son maximum de compassion. Mais Tommy, il est gentil. Vraiment. Alors, sans qu'elle n'ait besoin de demander quoi que ce soit, il ajoute : Je vais vous aider. Aider à tout ranger, tout éponger. Toute seule, elle en a pour des heures. De toute façon, il n'a rien d'autre à foutre. Et puis, lui, à sa place, il aurait bien aimé qu'on lui file un coup de main. Même si ce n'est pas forcément très répandu dans le coin.
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MessageSujet: Re: tommy/siobhan   Mer 20 Avr - 19:44

Siobhan Barajas a écrit:

Deep in the water


Tommy & Siobhan

T'es soulagée quand il pense pouvoir t'aider, enfin qu'il va essayer de t'aider. Il en fait déjà beaucoup. Et puis il ne pourra peut être pas faire pire que maintenant, pas vrai ? Elle se dit qu'elle le remerciera en lui offrant une bière ou deux. Tant qu'il l'aide à arrêter cette fuite de merde. Tu le vois s'accroupir et s'affairer à sa tâche. Il te demande une pince et tu ... Ne comprends pas. Une pince à cheveux ? Bien sûr que tu en as une mais tu ne sais pas en quoi ça pourrait l'aider à réparer cette fuite. Tu n'étais pas douée en plomberie, t'y connaissais absolument rien. Encore moins quand le sujet n'était pas de ta langue natale. S'il l'avait dit en castillan ( même pas en catalan ) tu aurais compris. Mais là... Tu hausses les épaules, complètement désolée. Mais tu devrais être désolée pour toi puisqu'il devrait s'en foutre de ton problème.
Il se relève, te prévient qu'il revient et t'as peur qu'il te largue en fait, qu'il te laisse dans ta merde. C'est pas que t'as pas confiance, au contraire, mais tu restes méfiante t'as pas trop envie d'apprendre à nager dans un appartement ( même si autrement le contexte était pas mal ). Tu essaies tant bien que de mal de limiter les dégâts et la fuite en tentant vainement de faire stopper l'eau. T'es trempée, pas comme tu le souhaiterais.
Au bout de quelques minutes, tu vois ton sauveur réapparaître avec des outils. Il tente une nouvelle fois de régler le problème.

« - Je vous fais confiance...»

T'es bien obligée car il est un peu ton dernier espoir. Tu te tritures les mains nerveusement et tu regardes l'eau s'éparpiller dans le reste de ton appartement. Tes dents grincent entre elles, et t'es fatiguée. Et tes yeux ne cessent de fixer l'homme qui se mouille pour toi. T'as presque honte d'être dépendante d'un inconnu mais tu ne chipoteras pas.
Et il s'arrête et attend quelques instants à prévoir la fatalité. Ça marche. L'eau ne s'échappe plus sauvagement ! T'es plutôt contente et tu souris. Super ! Évidemment il t'explique que ça ne pourra pas tenir 10 ans.

« - Je... Pas de soucis.»

Tu le regardes alors, plus scrupuleusement. Il est grand, beau garçon et tu es déjà fan des tatouages qu'il arbore sur sa peau. Ceux de son cou te semble bien fait et t'es curieuse de savoir qui a pu les dessiner. Mine de rien, tu te rends compte que ton boulot au salon te manque puis tu relativises. Ou presque. Tu soupires en voyant que tu vas devoir jouer à Cendrillon. Le jeune homme propose ton aide alors que tu commençais déjà à prendre le nécessaire pour éponger tout ça.
Tu ne refuses pas.

« - Merci... C'est gentil. »

Tu éponges donc, à l'aide de cet inconnu et ça prend du temps. Tu aurais aimé avoir autre chose à foutre que de nettoyer. Ta vie est vraiment misérable ces derniers temps et ça te déprime.

« - Je vais surement paraître chiante mais... Est-ce que vous pourrez m'aider à trouver les pièces et... me les installer ? Si vous pouvez... Je vous paierai. »

Évidemment il ne se ramasserait pas le salaire d'un plombier mais elle était prête à lui donner une petite somme d'argent.

« - Au juste moi c'est Siobhan... C'est quoi votre nom? Que je sache qui est-ce qui m'a rendu service ! C'est plutôt rare par ici. »

Tu lui tends la main, poliment.

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MessageSujet: Re: tommy/siobhan   Jeu 21 Avr - 11:56

Je vous fais confiance... Si chez la plupart des gens, une telle affirmation donnait des ailes, Tommy lui, ça avait plutôt tendance à les lui couper, ses ailes. Ça provoque chez lui une montée de sueur et s'il n'était pas déjà trempé, elle aurait probablement pu voir quelques gouttes perler sur son front et ses tempes. Il cligne des yeux et tente de se concentrer sur ce qu'il fait du mieux qu'il peut. Mais ce n'est pas évident. Il n'arrête pas de penser à ce qui se passerait s'il échouait. A la déception de la jeune femme, à son humiliation et à la galère dans laquelle il la laisserait. Les situations d'urgence, ce n'était vraiment pas son truc. Une chance, la fuite est assez banale, rien de complexe, rien qui ne sorte de l'ordinaire. Alors il finit par y arriver et il soupire, soulagé. Peut-être même plus qu'elle finalement. Mais il n'est pas très tranquille malgré tout. Il la prévient sur le fait que ça ne durera pas longtemps, mais il a peur de voir trop large malgré tout. Il a peur que ça pète d'un instant à l'autre. Si ça lâche en pleine nuit, pendant qu'elle dort, ça risque d'être catastrophique. Il a presque envie de lui dire qu'il va rester là, assit en tailleur devant jusqu'à l'ouverture des magasins demain matin, afin de s'assurer que tout se passe bien. Mais il sait déjà de quoi il aurait l'air. Et il aimerait autant éviter de passer pour un cinglé. Les réputations vont vite dans le coin et celle qu'il a actuellement - c'est-à-dire quasiment aucune - lui convient parfaitement.

Instinctivement, Tommy lui propose son aide. C'est que parfois, quand même, le grand brun sait faire preuve d'une certaine sociabilité. Encore que, le mot est peut-être exagéré. Disons que lorsqu'il s'engage dans quelque chose, il va au bout. Pas du genre à panser vos blessures pour ensuite vous laisser sur le bord de la route en vous faisant coucou de la main en partant. Merci... C'est gentil. Il se contente de hocher doucement la tête, tout en haussant légèrement les épaules, l'air de dire de rien. Il attrape deux des chiffons qu'elle a auparavant posé au sol et commence à les essorer dans l'évier de la cuisine, sans un mot. Je vais surement paraître chiante mais... Est-ce que vous pourrez m'aider à trouver les pièces et... me les installer ? Si vous pouvez... Je vous paierai. Chiffons en main, il se retourne et la dévisage, un peu surpris. De l'argent ? C'est pas qu'il n'en a pas besoin, mais ça le met toujours mal à l'aise. Pas de souci pour les pièces, on s'en occupera demain matin. Il toussote un peu, récupère un autre bout de tissu et l’essore à son tour. J'n'ai pas besoin d'argent. Qu'il finit par dire, assez fermement, afin de montrer qu'il n'est pas ouvert au débat. Il aurait pu dire que ce n'était pas la peine, qu'il n'avait pas fait ça pour ça, etc. Mais il détestait par-dessus ces conversations incroyablement embarrassantes, ou l'un insiste pour donner et l'autre insiste pour refuser. Et puis, il trouvait ça hypocrite. Chacun sachant pertinemment que l'autre ment un peu. Il se détourne d'elle, hésite une seconde, puis deux, avant de finalement lui refaire face. Et c'est d'un air songeur qu'il reprend la parole. Vous savez quoi, si vous voulez me remercier... Il s'arrête subitement, pas certain que ce soit une bonne idée finalement. Après tout, il ne sait pas à qui il a à faire. Mais il réalise soudain qu'avec le début de sa phrase et son silence, ça pourrait être mal interprété. Qu'elle pourrait croire qu'il s'apprête à lui demander un truc pas très correct. Il secoue la tête et reprend rapidement. En fait, mon coloc s'est barré il y a deux semaines et je cherche quelqu'un pour le remplacer. J'ai déjà vu défiler 9 personnes, mais.. Comment dire.. Euh, disons que ça n'allait pas le faire. Il grimace légèrement à ce simple souvenir. Bon sang, c'était dingue le nombre de cas soc' qu'il pouvait y avoir dans le coin. Alors, si vous connaissez quelqu'un de... normal, on va dire, qui cherche un appart', ça pourrait m'intéresser. Il tente un sourire mais parvient seulement à étirer brièvement ses lèvres du côté gauche, lui donnant plus un air blasé que sympa au final. Raté.

Au juste moi c'est Siobhan... C'est quoi votre nom? Que je sache qui est-ce qui m'a rendu service ! C'est plutôt rare par ici. Tommy s'approche d'elle et vient lui serrer la main qu'elle lui tend. Une poignée de main pas spécialement très agréable du fait qu'elles soient trempées. Ça rend le contact humide et glissant. Et déjà qu'il n'est pas très à l'aise avec les contacts physiques quand il s'agit d'inconnu, encore pire que c'est une inconnue. Là, ça n'arrange rien. Il s'échappe rapidement et recule d'un pas. Tommy. Et elle n'avait pas tort. Le Parking était loin d'être une association en aide au plus démunis. Ici, c'était un peu chacun sa merde. Mais il préférait largement ça aux voisines tarées qui viennent vous apporter des cookies tous les jours dans l'espoir d’apercevoir un truc gênant chez vous. Et subitement, il tique. Siobhan ? Il sourit un peu, l'air ailleurs. Comme dans la BD. C'est chouette. Elle n'a probablement aucune idée de quelle bande dessinée il parle et ça ne serait pas la première fois que ça lui arrive. C'était son petit côté geek qui ressortait.
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MessageSujet: Re: tommy/siobhan   Jeu 28 Avr - 9:37

Siobhan Barajas a écrit:

Deep in the water


Tommy & Siobhan

Il avait la voix douce, la voix qui vous veut du bien. Il avait la voix tremblotante, et toi, tu voulais le réconforter, lui dire qu’il était un Ange tombé du ciel et qu’il lui manquait seulement les ailes. T’avais envie de lui dire que c’était tant mieux, d’ailleurs, on volait souvent les ailes des anges pour les voir s’abandonner dans les abysses du désespoir. Arracher leurs ailes pour qu’ils soient déchus. Un peu comme toi. Tu préfères ne pas t’opposer à lui (il semblait si autoritaire) lorsqu’il est question d’argent, cela le gênerait surement. Tu le regardes alors, totalement silencieuse. Tu ressens une soudaine fascination pour cet étrange homme, pour cet inconnu qui t’est venu à la rescousse, qui t’a secouru sans se poser de question. Tu sais que tu peux être le héros des temps modernes ? mais tu ne lui diras jamais cela. Tu vois dans son regard, une forme de bienveillance un peu brisée. Il est brisé. C’est un gars droit, un gars gentil, qui ne sait pas trop qui il est, qui ne sait pas trop comment il peut être. Tu l’imagines sans mal perdre le contrôle parce qu’il se bat au quotidien contre lui-même. T’as bien envie de capturer cette émotion pour les dessiner sur ton calepin ou sur l’un de tes tableaux. T’es persuadée qu’il serait un chef d’oeuvre. Il te sort de tes rêveries quand il trouve une idée pour que tu puisses le remercier. Plutôt contente qu’il veuille un donnant-donnant (ça permet de ne pas te sentir trop assistée), tu l’écoutes attentivement, un semblant de sourire sur le coin des lèvres. Mais il s’arrête. T’as bien envie de le secouer, de l’encourager à continuer. T’as pas envie qu’il te laisse avec cette impression d’être une princesse qu’on se doit de sauver (t’avais beau aimer Disney, tu penses sincèrement que tu ne seras jamais comme ces cruches). Et puis il fait sa demande. Soi disant son colocataire s’est barré, soi disant il se retrouve seul, soi disant… Il ne trouve pas la perle concernant le colocataire idéal.

Tu ne saurais lui dire si tu connaissais quelqu’un qui cherchait une colocation. Toi, t’étais chanceuse, tu avais la tienne de colocataire. Alors certes, elle avait ses défauts mais elle avait aussi ses qualités. Joyce peinait à trouver un boulot (en avait-elle l’envie ?) et donc, elle ne payait pas trop le loyer ; cependant, Joyce était adorable. Joyce t’encourageait, Joyce avait de la conversation, Joyce était drôle. Joyce était de bonne compagnie… Et en réalité, tu ne changerais de colocataire pour rien au monde, plus jamais.
Tu comprenais parfaitement Tommy dans son embarras. C’était assez dur de se retrouver quelqu’un, une sorte de moitié avec qui tu partages ta salle de bain et ta cuisine, ta vie carrément. Toi, tu avais perdu beaucoup à cause de l’explosion. Ton perroquet et ton appartement. Mais Skylar était partie aussi. A cette pensée, tu as un voile de tristesse qui passe devant ton regard. A chaque fois, c’est une fatalité. Et ensuite, c’est la culpabilité et la honte. T’as honte de toi. T’as honte d’être tombée si bas. T’as honte d’avoir couché avec l’homme que Skylar aime (ou aimait? Tu ne sais pas, mais ça change pas grand chose), tu as honte de te perdre désespérément dans les bras des hommes violents et mauvais, dans les bras du colombien particulièrement (parce qu’il hante tes nuits, il apparait dans tes rêves de luxure).

« - Non… Je suis désolée que votre colocataire soit parti… »
Ma colocataire aussi est partie, tu penses, attristée.

Tu aimerais vraiment l’aider, au-moins pour pouvoir le remercier d’avoir fait en sorte que tu ne puisses te noyer dans ton appartement. Tu aimerais bien avoir des pouvoirs magiques et lui faire apparaitre quelqu’un. Tu regardes autour de toi, alors que tu réfléchis. Et tu penses alors à la petite chambre qui vous sert de débarras (c’est là où tu entreposes les tableaux qui ont pu être sauvés, c’est là où tu tentes de repeindre en vain). Et tu te dis que tu pourrais lui proposer la chambre. Elle est petite et impersonnel mais c’est toujours mieux que rien. Et avec Joyce qui ne trouve pas de source financière pour t’aider dans le paiement du loyer (qui est élevé, étant donné que c’est un F4), avoir une autre personne ne te ferait pas de mal.

Mais vous vous présentez d’abord. Et puis, peut-être qu’il fuira ta proposition. Ce serait étrange, c’est vrai. Et t’as pas envie qu’il te prenne pour un folle, ça te ferait un peu trop mal au coeur. Donc, tu en apprends un peu plus sur lui. Il vient te serrer la main poliment, comme un grand homme. T’as le sourire qui s’affiche sur tes lèvres. Tu te fiches pas mal qu’il ait les mains sales et trempées, tu sais qu’elles sont merveilleuses ces mains. Tu sais que c’est un gars qui peut façonner le coeur des gens (mais qui a surement du mal avec le sien).

« - Tommy… » tu souffles, comme pour lui dire que t’es enchantée de le rencontrer.

Tu t’imprègnes de ce prénom, tu l’imprimes dans un coin de ton cerveau. Tu le retiens. Ce prénom, et les traits de son visage. Tu regardes ses tatouages, ceux de son cou, ceux de ses bras. Tu plonges tes yeux dans les siens. Et il fait une réflexion sur ton prénom, en disant que c’est chouette, que ça vient d’un BD (que tu connais pas, évidemment).

« - Jamais lu. » tu ne lis pas, toi, t’as pas le temps et ça t’énerve de lire, sauf si ça parle de l’art, de la peinture, de ce qui t’intéresse « - Je ne pensais pas que mon prénom pouvait être répandu jusque dans les bandes-dessinées. »

T’es plutôt étonnée. Déjà, ton prénom n’est pas répandu dans ton pays. La raison est simple : c’est irlandais. Alors quand t’étais petite, t’as plutôt souffert. En petite section, les gamins se foutaient bien de ta gueule parce que tu ne t’appelais pas Maria, ou Lola, voir Santana. Non, toi, t’étais déjà un peu marginale sur les bords. Quand tu penses que tu avais failli t’appeler Beatriz, tout ton charme ce serait envolé. Teo (Teodor), ton frère, a eu l’effet inverse. Son deuxième prénom était un prénom irlandais, Caelan, et tu te dis qu’il s’en était bien sorti.

« - Ecoutez, je sais que ça va paraitre totalement glauque ou déplace, je sais pas trop. » t’as jamais été forte pour rentrer dans les conventions, dans la normalité des choses « - Mais j’ai une chambre en plus. Normalement, je devais m’en servir pour y mettre mes tableaux mais… » mais je ne peins plus « - Aucune importance, tout ça pour dire que si vous voulez, vous pouvez vous installer ici… J’ai besoin d’une aide financière, on ne s’en sort pas trop avec ma coloc, c’était un caprice de ma part que de vouloir une pièce en plus. »

En réalité, ce n’était pas un caprice.Tu t’étais tout simplement trompée de numéro d’appartement et tu avais choisi le libre en F4. Et pas de chance, le seul F3 de disponible à cet étage (tu avais refusé d’aller aux étages au-dessus) avait été donné à une petite famille (très sympathique, ils t’avaient invité à prendre le thé) alors tu t’étais un peu retrouvée dans l’embarras.

« - Je comprendrais que vous refusiez… Surtout après m’avoir vu paniquée avec une fuite d’eau. »

Tu ris de bon coeur parce que tu sais que c’est la vérité. Tu avais été ridicule.
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