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 madney

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C'est payant : that's what she said

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MessageSujet: madney   Lun 15 Mai - 11:36

- Euh.. ok. Ça fait plaisir. Toi aussi t'es jolie. Le ton a beau être sarcastique, y a le mot jolie qui raisonne en boucle dans la tête de Mads. Elle se crispe, contient un frisson et fait taire son cœur qui s'emballe joyeusement. Crétin de palpitant. Elle voudrait le crever parfois, pour qu'il arrête de battre si fort dès que Sid est là. Il est con ce palpitant, à s'emballer pour rien. Pour Sidney. Elle a jamais compris pourquoi son rythme cardiaque n'était jamais le même en compagnie de son ami. Elle n'a jamais voulu comprendre. Elle se dit que c'est probablement lié au fait qu'ils sont amis depuis longtemps, fusionnels, inséparables. Qu'il a une place de choix d'une certaine façon. Ni plus, ni moins. Mais ce soir, le compliment - est-ce que c'en était vraiment un ? - tourne en rond dans le crâne de la brune. Est-ce qu'il lui a déjà dit qu'elle était jolie ? Elle ne sait même plus. Elle n'avait jamais fait attention jusqu'à maintenant, jamais percuté. Alors, elle ne saurait pas dire. Mais cette fois-ci, elle l'a bien entendu. Bien enregistré. Et elle n'est pas certaine d'apprécier. Parce que le baiser de la dernière fois a tout compliqué. Que désormais, tout devient ambiguë et prête à confusion. Elle serre les dents et déglutit. Elle était censé se l'être enlevé de la tête ce foutu baiser. Cette erreur, ce dérapage. Ça ne voulait rien dire. Rien dire du tout. Simple moment de faiblesse, pulsion instinctive pour combler sa solitude et le manque qu'il avait laissé pendant son absence. C'est tout. Fin de l'histoire. Elle s'en convainc plus ou moins et parvient ainsi à se détendre. Elle se contente donc de hausser les épaules et de pivoter pour aller récupérer ses affaires, enchainant la conversation sur autre chose, histoire d'oublier les mots de Sidney. - Mais oui t'en fais pas, il est un peu chelou mais il est cool. Il m'ferait pas un plan foireux. Elle le connaît depuis le temps. Elle sait quand il ment, quand il n'est pas sûr. Sa voix qui devient plus aigüe, son ton un peu hésitant, comme s'il tâtait le terrain. Elle tourne la tête vers lui et l'observe, le regard dur. Comme si elle le sondait, comme si elle allait tout pouvoir deviner. Et elle le voit s'enfoncer en passant une main nerveuse derrière sa tête. Elle se redresse et souffle, posant sur lui ses prunelles inquisitrices. Ça pue le plan foireux. Il soupire et se défend comme il peut. - Et puis arrête de t'inquiéter, promis tout va bien s'passer. Tu me connais. Elle demeure stoïque encore quelques secondes, comme si elle décidait de sa sentence. Puis finalement elle soupire et lève les yeux au ciel. - Ça va, ça va, t'as gagné. Elle n'est pas vraiment convaincue mais elle n'ose pas remettre en question sa confiance en lui. S'il promet, alors, elle veut bien le croire. Elle l'a toujours cru. Elle s'en est toujours remise à lui aveuglément. Alors ce soir encore, elle veut bien jouer le jeu. En espérant ne pas faire une erreur.

Et le trajet s'apparente à une interminable torture. Elle sent l'électricité dans l'air, qui émane d'eux, de leurs nerfs à fleur de peau. Ça brûle, ça pique et elle se sent horriblement mal à l'aise. Y a un truc de changé entre eux depuis l'autre soir. C'est la première fois qu'elle est mal à l'aise en sa présence, et ça lui fait comme un pincement au cœur. Parce que Sid a toujours été son havre de paix et de bonheur. Il a toujours été cette présence si douce, si réconfortante. Avec lui, tout est si naturel. Mais plus maintenant. Quand il est revenu dormir l'autre nuit, elle n'a même pas osé le toucher, alors que d'habitude elle aime venir coller ses pieds glacés sur lui et se blottir contre son dos. Là, elle s'était installée le plus loin possible de lui et avait à peine dormi, nerveuse, gênée. Et voilà que ça recommençait. D'ordinaire, elle ne pouvait pas s'empêcher de toucher au volant en lui gueulant dessus parce qu'il n'était pas assez à droite, ou pas assez à gauche. D'habitude, elle s'amusait à poser sa main sur le levier de vitesse, sous celle de Sid, juste comme ça. Juste pour le plaisir. Mais pas ce soir. Non, ce soir elle reste terrée dans son coin, sans un regard. Le cœur comprimé, qui bat maladroitement. Le sang bouillant qui liquéfie tout sur son passage. Notamment son courage. Quoi que, ça fait bien longtemps qu'il s'est barré celui-là. Elle n'est même pas sûre de l'avoir déjà croisé une fois. Le seul point positif dans tout ça, c'est que Sid n'insiste pas. Il ne dit rien non plus, il laisse le son de la musique les séparer et conduit en silence. Pourtant, elle la sent sa nervosité. Il la contamine, parce qu'elle a toujours été trop réceptive aux émotions de Sidney. Comme un fil invisible qui les relierait en permanence et sur lequel glisserait les émotions de l'un ou de l'autre.

Et lorsqu'ils arrivent enfin, ça ne s'arrange pas. Elle avait raison. Il est là le plan foireux, sous ses yeux. L'endroit est foireux, la musique est foireuse, la quantité de gens aussi. Y a rien qui va. Tout qui déconne. Alors elle râle. Et Sid fait l'innocent, fait celui qui ne comprend pas. Et ça l'énerve encore plus. T'es qu'un con, qu'elle lui dit, fâchée, pas décidée à sortir de la voiture. Elle voudrait lui dire de faire demi-tour et de rentrer immédiatement. De la ramener chez elle et de s'en aller, pour la laisser respirer. Parce qu'elle étouffe là. Sa présence se mêle aux souvenirs de l'autre nuit, ça rempli toute sa cage thoracique et ça ne laisse plus de place pour l'oxygène. Ses lèvres désespérées qui font écho aux réclamations de sa poitrine et qu'elle refuse toujours d'entendre. Luttant de toutes ses forces, bâtissant un mur insonorisé autour d'elle pour ne plus rien entendre, ne plus rien sentir. - Mads, s'te plaît. C'est juste une soirée. Arrête de me regarder comme si j'avais cassé ton jouet préféré. Il se fait doux et Mads tourne la tête vers lui, pour découvrir la petite moue qu'il lui offre. Et c'est comme de l'acide qui vient doucement ronger son mur, le fissurer. Il a ce foutu pouvoir sur elle et elle se demande s'il en a conscience. Elle serre les dents encore plus fort, s'engueule intérieurement pour ne pas céder. - On va pas repartir sans au moins essayer d'entrer, hein ? On est même pas obligés de rester si ça t'plaît pas, mais au moins on tente, ok ? Juste dix minutes, pour voir. Elle détourne la tête pour ne plus le regarder, pour garder un peu de forces, pour lui résister. Mais c'est dur. Les fondations de son mur qui s'écroulent et déjà y a Sid qui s'infiltre de partout. Comme une lumière chaude, qui réchauffe tout sur son passage. Elle balance sa tête en arrière en soupirant fortement, contrariée. Elle n'a aucune volonté. Et ça l'agace. Elle continue de se taire, de bouder. Parce que si elle se met à parler, elle va craquer. Elle le sait. Mais Sid prend les devants. Il sort de la voiture, sous le regard mécontent de Mads qui voudrait protester mais qui continue de la fermer. Juste au cas ou. Il ouvre sa portière, avec toujours cet air si délicat qui le caractérise si bien. Sid, c'est 1m80 de douceur. L'allure d'un voyou, le regard d'un tendre et le cœur généreux. Et tout ça, ça la touche bien plus qu'elle ne l'a jamais avoué. - Allez, s'te plaît. Dix minutes. Elle échappe une sorte de grognement, histoire de montrer qu'elle proteste, qu'elle n'est pas d'accord. Mais le voilà qui lui tend la main et qui la prend par les sentiments. - Tu m'fais confiance ? Elle tourne la tête vers lui, presque indignée et le fusille du regard. Elle a la sale impression de se faire avoir. Elle inspire un grand coup et souffle bruyamment par le nez. Après quelques secondes de flottement, elle finit par se bouger. Elle frappe la main tendue de Sid pour qu'il la retire et sort de la voiture par ses propres moyens. - Tu m'saoules. Qu'elle râle. Mais pourtant, elle est sorti. Elle est bien là sur le trottoir, avec lui. Et ça veut tout dire. Bien sûr qu'elle lui fait confiance. Plus qu'à n'importe qui d'autre. Mais elle n'aime pas devoir lui montrer, lui prouver. Elle n'aime pas qu'il le sache, qu'il en soit sûr. Comme si c'était risqué pour elle. C'est ridicule.

Elle croise à nouveau ses bras et avance à ses côtés jusqu'à l'entrée. Elle y met toute la mauvaise volonté du monde. Le pas claquant, les soupirs répétés, les regards furieux lancés à tout ceux qu'ils croisent. Comme si c'était de leur faute à tous. Et pendant qu'ils font la queue pour rentrer, elle se décide enfin à l'ouvrir. Pour râler, évidemment. - Dix minutes hein ? Pas une de plus. Elle le darde de ses prunelles, se faisant intransigeante. Pas de négociations possibles. Elle guette déjà l'heure sur son téléphone, prête à repartir. Et quand ils rentrent enfin, la musique lui vrille les tympans et il lui faut quelques secondes pour se faire aux lumières. C'est bondé et les gens sont déjà déchaînés. Et ça la gonfle déjà. Elle voudrait s'accrocher à Sid, de peur de le perdre dans la foule, mais elle n'ose pas, restant à une distance raisonnable, le surveillant du coin de l’œil. Elle ne veut pas danser, pas rire, pas s'éclater. Elle veut rentrer. Mais elle a promis à Sid dix minutes. Alors, elle fait un effort. Elle se penche vers son oreille, sans pour autant le toucher, comme si elle avait peur de partir en fumée au moindre contact. Et elle hurle, pour couvrir la musique. - J'vais aux toilettes, va nous prendre à boire et on se rejoint ici. On boit le verre et après, on s'casse. Et sans lui demander son avis, elle pivote et l'abandonne pour se diriger vers les toilettes des filles. Enfin, ce qu'elle croyait être les toilettes des filles. En réalité, c'est mixte, tout le monde se mélange et ça la gonfle. Elle fait la queue un moment, attendant son tour, trépignant d'impatience. Une fois fait et ses mains lavées, elle ne peut pas s'empêcher de se sentir gênée par les regards posés sur ses jambes. Faut dire qu'elle n'avait pas prévue d'atterrir ici. Si elle avait su, elle serait venue avec un truc plus long. Du coup, elle s'empresse de retirer sa chemise en jean et elle vient la nouer autour de sa taille. La chemise, plutôt large, tombe plus bas que sa jupe et la couvre un peu mieux et déjà, ça la rassure. Elle retourne dans la foule, au point de rendez-vous et Sid est déjà là. Deux verres à la main. Elle attrape celui qu'il lui tend en gueulant. - Plus que 4 minutes. Ouais, elle triche. C'est pas juste de compter le temps de séparation, mais c'est comme ça. De toute façon, elle se sent mal. Les odeurs et la foule, ça l'oppresse. Elle a peur d'avoir la nausée. Alors autant en finir rapidement. Elle descend son verre cul sec, sans se soucier de ce qu'il y a dedans. Sans savoir qu'elle vient de se faire avoir. Elle repose le gobelet sur le mur derrière elle et reprend sa posture fermée, complètement hermétique au monde qui l'entoure, tirant une gueule de six pieds de long. Et puis, les minutes passent. Elle en oublie presque de vérifier l'heure. Y a ses muscles qui se détendent, les idées noires qui s'estompent, sans qu'elle sache pourquoi et, bizarrement, ça ne la préoccupe pas plus que ça. Son visage s'éclaire progressivement, ses barrières tombent doucement. Soudain, c'est comme si la musique lui semblait moins mauvaise. L'ambiance moins pesante. Et la présence de Sid plus facile à accepter. Elle se tourne même vers lui, sa main glissant le long du bras de son ami. - On danse un peu, avant de partir ? Y a toujours cette idée en tête, celle de partir. Mais elle lui semble moins urgente, moins importante. Les dix minutes sont déjà largement passées, mais elle ne réalise pas vraiment. Elle passe devant, Sid dans son sillage, pour aller se noyer au cœur de la masse. Ils se retrouvent face à face et Mads se met à onduler au rythme de la musique, le visage à moitié couvert par sa crinière. Elle se sent plus légère, plus euphorique, à chaque seconde qui passe. Et très vite, elle se retrouve à danser près de lui, ses mains qui viennent se poser sur le torse de son ami, son bassin qui frôle le sien dans des mouvements aussi lascifs qu'innocents. Elle ne sait pas d'où ça vient cette subite humeur légère et en temps normal, elle s'en serait inquiétée, elle aurait réagit. Mais y a plus rien de normal à cet instant. La drogue qui coule dans son sang, sans qu'elle ne le sache. Libération chimique. Sidney a triché. Sidney a foiré.
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madney

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